« Tout reste à faire ». Faut-il cent fois sur l’électricité remettre son ouvrage? C’est l’avis de l’Anode, (Association nationale des opérateurs détaillants en énergie) pour qui l’adoption du projet de loi NOME représente « un premier pas important », mais qui doit être complété par un accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) largement inférieur aux attentes d’EDF (entre 42 et 45 euros) afin de permettre une réelle concurrence: « le niveau de prix de l’ARENH, devra être cohérent avec le prix de la part du nucléaire que facture EDF dans les tarifs réglementés de vente, soit 35 €/MWh, sans quoi le ciseau tarifaire persisterait ».
L’Anode salue cependant un texte qui « donne un cadre plus favorable à l’apparition d’une réelle concurrence sur le marché de la fourniture d’électricité ». Tout en soulignant, citation de la Commission européenne à l’appui, que « l’effectivité de la loi NOME ne pourra être mesurée qu’à l’aune des modalités de son application, et notamment d’attribution de l’offre nucléaire régulée ». L’Anode rappelle les difficultés des concurrents d’EDF (les fournisseurs alternatifs ne peuvent « plus se permettre de supporter des pertes dans leur activité de fourniture »).
Les membres de l’Anode, Direct énergie, HEW énergies, Poweo, « incitent donc fortement le nouveau gouvernement à accorder une
attention toute particulière » au niveau de prix de l’Arenh « lors de la rédaction des décrets d’application ». En souhaitant que ces décrets soient « publiés le plus rapidement possible après la promulgation de la loi ».
Lire le communiqué de l’Anode.