Depuis quelques jours, la succession d’Henri Proglio à la tête d’EDF agite les médias. Ce 28 décembre, La Tribune parle d’un patron d’EDF « mis au pilori », évoquant son possible remplacement « après les résultats annuels, fin février ou début mars (…), par le patron de la SNCF, Guillaume Pépy. » Des informations divulguées par l’AFP selon qui le gouvernement a « réactivé le scénario d’un débarquement anticipé du PDG de 63 ans, dont le mandat court jusqu’à fin 2014. »

Plusieurs raisons motiveraient cette pression accrue: les résultats financiers du groupe, une approche trop favorable au nucléaire, « dont le président Hollande veut réduire l’importance en France », ainsi qu’une enquête « lancée par l’Inspection générale des finances sur les conditions dans lesquelles EDF a tenté de signer un accord de collaboration avec l’électricien nucléaire chinois CGNPC. » pour l’une des sources de l’AFP, « cette fuite dans la presse «vient du gouvernement.» «C’est un signe très fort de l’Etat pour lui dire: ça suffit.» » EDF se voi « reprocher d’avoir tenté de transférer une partie de sa longue expérience d’exploitant de centrales nucléaires à CGNPC, sans en informer suffisamment l’Etat. Par deux fois, deux brouillons ont été rejetés, l’un fin 2010 et l’autre en avril 2012. » EDF a réfuté ces affirmations. 

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L’enjeu financier est au moins aussi important, l’Etat s’inquiétant de l’effondrement de la valeur boursière du groupe, qu’il détient « à 84,4% par l’Etat. L’entreprise ne vaut plus que 25 milliards d’euros, 65% de moins que lors du transfert d' »HP » de Veolia à EDF. » Même s’il est impossible de rendre Henri Proglio entièrement responsable de  cette chute, liée pour « une bonne partie (…) à la catastrophe de Fukushima et à des décisions politiques. »

A la bourse de Paris, vers 11h, l’action EDF perd 0,29%, à 13,92 euros.