La société américaine Powerdyne Inc a ouvert un bureau à Paris et entend promouvoir « la technologie du charbon propre ». Ce bureau de représentation est « destiné à couvrir le marché européen (et sera) dirigé par Thierry Martin. »
Powerdyne estime que le charbon pourrait « jouer un rôle de premier plan dans le monde dans les prochaines années. » Actuellement testée aux Etats-Unis et en Suisse, sa technologie « vise à améliorer considérablement les rendements énergétiques des centrales à charbon et à réduire les émissions de polluants (NOx, SO2, etc.) et de gaz à effet de serre (CO2). » Le procédé est destiné aux centrales thermiques à charbon mais vise également « d’autres matières carbonées comme les déchets municipaux, biomasse ou encore les déchets pharmaceutiques. » Powerdyne fait état d’une réduction « d’environ 50% les émissions de CO2 car il utilise seulement 50% du charbon pour produire la même quantité d’énergie (…). Ce système n’entraine pratiquement aucune émission de polluants : ni NOx ni SOx et 99,9% du mercure est capté pour la commercialisation. L’H2O est recyclée et 99,9999% des émissions de CO2 sont captées pour le stockage ou la commercialisation. »
Cité dans le communiqué, Geoff Hirson, Président directeur général de Powerdyne Inc note « le regain d’intérêt pour le charbon, qui revient sur le devant de la scène, exprimé par certains pays tels que l’Allemagne, le Japon – bientôt la Belgique- et la France. »
Le retour du charbon? Il est vrai qu’on parle de nationaliser la sidérurgie alors why not.
Powerdyne organise un colloque mardi 4 décembre de 18 heures à 21 heures 30 à la maison des polytechniciens 12, Rue de Poitiers Paris 7è, sur le thème des « perspectives d’avenir du charbon propre. »