Réagissant « vivement au courrier adressé, hier, à la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Delphine Batho, par un collectif d’associations environnementales à propos de l’organisation du futur débat sur la transition énergétique », l’UFE a dénoncé la « dérive » consistant pour ces ONG à « s’arroger le rôle d’être seuls en capacité d’apprécier les enjeux environnementaux, sociaux et industriels que représente » cette transition alors que le Gouvernement a exprimé « sa volonté de réunir l’ensemble des parties prenantes, pour un débat pleinement démocratique. »

Dans ce courrier cosigné par le CLER, Energie Partagée, la Fondation Nicolas Hulot, FNE, Greenpeace, Hespul, Enercoop, les Amis de la Terre, la LPO, le Rassemblement pour la Planète, le Réseau Action Climat et le WWF France, les ONG estiment que « le cadre général inscrit dans la feuille de route nécessite d’être complété voire modifié » et détaillent les « points majeurs » sur lesquels elles demandent des précisions: organisation et composition du comité de pilotage, missions du comité d’experts scientifiques, mode de désignation des citoyens (comité citoyen).

S’agissant des étapes envisagées, les signataires attirent l’attention de la Ministre sur la « phase de pédagogie et d’information » pour laquelle « il serait préjudiciable, pendant la durée du débat, que (la)  communication institutionnelle et pluraliste soit concurrencée par des communications privées d’acteurs impliqués dans le domaine de l’énergie. »

C’est cette phrase qui a provoqué la réaction de l’UFE qui considère que « les ONG préemptent, d’ores et déjà, la méthodologie d’information, et sous-entendent que les énergéticiens – pourtant pleinement concernés par le débat et hautement conscients de leur responsabilité sociétale, environnementale et industrielle – doivent être écartés comme vecteurs potentiels d’information et de pédagogie. »