Le nucléaire sera-t-il présent dans le débat entre les deux candidats à l’élection présidentielle? C’est probable au regard des déclarations faites tant par Nicolas Sarkozy que François Hollande. En tout cas, c’est le souhait de Greenpeace qui se rappelle à leur bon souvenir.
Dans un entretien accordé lundi à l’association des journaux de l’Est de la France, lundi 30 avril, François Hollande a rappelé que « la fermeture de Fessenheim est la seule à l’ordre du jour du quinquennat » et que la centrale a vocation à devenir » un site pilote pour la démantèlement des centrales en fin de vie », grâce au reclassement de l’ensemble du personnel. Il a en outre confirmé la poursuite des travaux de l’EPR de Flamanville (« Nous achèverons le réacteur EPR de 3e génération de Flamanville »), sans se prononcer sur celui projeté à Penly.
Un programme décevant pour l’association écologiste Greenpeace qui, ce 2 mai, réédite son opération du 5 décembre 2011, lorsque des militants s’étaient introduits dans la centrale nucléaire d’EDF, à Nogent-sur-Seine. Tôt ce matin en effet, « un militant de Greenpeace, à bord d’un paramoteur, a survolé la centrale du Bugey (Ain, 35 km à l’est de Lyon), pénétrant un espace aérien interdit », indique l’association dans un communiqué. pour Illustrer « la vulnérabilité des installations nucléaires à la menace aérienne, il a réussi à déposer des fumigènes sur l’un des réacteurs et a atterri à l’intérieur du site. »
Greenpeace affirme que « l’Allemagne a pris en compte la chute d’avion dans ses tests de sûreté (mais que) la France refuse toujours d’analyser ce risque ». Et en profite pour inviter les candidats « à lancer une analyse approfondie des risques d’agressions extérieures d’origine humaine sur les centrales nucléaires, dont la chute d’avion fait partie. » Auront-ils le temps, d’ici ce soir, de lire étude réalisée par John H. Large (Large & associates) consacrée à « la vulnérabilité des centrales nucléaires françaises aux chutes d’avion »? Le texte intégral sans doute pas, mais le résumé en français, peut-être.
Sinon, ils pourront regarder la vidéo « Coucou La Hague » dans laquelle Greenpeace dévoile « des images aériennes de l’usine de retraitement de la Hague », tournées en novembre 2011 (survol interdit à moins de 3.900 pieds).