Il est bardé de diplômes, mais ne fait pas partie du corps des Mines. Jean-Yves Ollier, maître des requêtes au Conseil d’Etat, a été nommé directeur général de la CRE, poste qu’il occupera à compter du 19 septembre.

Cette nomination avait été annoncée par la Lettre A, le 2 septembre (article payant).

« Né en 1969, Jean-Yves Ollier est ancien élève de l’Ecole normale supérieure (1987) et de l’Ecole nationale d’administration (1995), indique la CRE dans un communiqué. Diplômé de Sciences Po, il est également titulaire d’un DEA en histoire. »

Il a travaillé dans le secteur public comme le secteur privé, « avec une orientation européenne et internationale ». De 1995 à 1997, il a été rapporteur au Conseil d’Etat, puis secrétaire général adjoint chargé de la gestion jusqu’en 1999. En parallèle, il « est secrétaire général de la Commission pour la transparence financière de la vie politique, autorité administrative indépendante ».

En 1999, il « est nommé à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne (où) il occupe le poste d’adjoint au chef du service des affaires économiques et commerciales jusqu’en 2001 ». Il rejoint ensuite « la direction de l’audit d’AXA pour y mener des missions d’audit stratégique dans l’ensemble des champs d’activité et des implantations géographiques du groupe jusqu’en 2004 ».

Il devient ensuite avocat au barreau de Paris, « spécialisé en droit public et droit de l’environnement » puis devient, en 2007, « associé au sein du cabinet international Allen & Overy ».

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Jean-Yves Ollier succède à Christine Le Bihan-Graf, qui a rejoint le Conseil d’Etat.

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L’arrivée de Jean-Yves Ollier ne change pas « le problème RH auquel est confrontée l’autorité », indique la Lettre A, dans son numéro du 2 septembre. Le « turn-over pénalisant » s’explique par « des salaires bien plus faibles que dans le privé » et l’attrait des salariés de la CRE pour les chasseurs de têtes. Après les départs de Christine Le Bihan-Graf et Florence Dufour (cf. notre forum sur ce sujet),  » Claude-Albane Swanson, qui travaillait à la direction des affaires européennes à la direction juridique de la CRE, devrait elle rejoindre GRTgaz ».

Toujours dans sa livraison du 2 septembre, la Lettre A indique également que « Luc Desmoulins sera le nouveau compliance officer de RTE », c’est-à-dire « le garant de l’indépendance de RTE vis-à-vis de sa maison mère », conformément aux exigences du troisième Paquet climat-énergie. « Le nom de son homologue chez GRTgaz est en cours de sélection ».