Nous reproduisons ci-après un communiqué de l’IRSN , en date du 8 juin 2011, présentant une « synthèse des résultats des mesures de radioactivité dans le cadre de la surveillance de l’impact à très longue distance des rejets de l’accident de Fukushima Daiichi en France ».
Ce communiqué fait état de faibles traces radioactives détectées dans des légumes à feuilles (épinards…) cultivés en France, au mois de mars. « Les premières traces d’iode 131 (0,14 Bq/kg frais) ont été détectées le 28 mars 2011 sur des feuilles d’épinards prélevées dans la commune de Malvési. D’autres valeurs significatives ont été mesurées en métropole par la suite, principalement sur des salades et des épinards prélevés dans le grand quart sud-est de la France. Jusqu’au 19 avril, les concentrations mesurées ont oscillé entre 0,05 et 2,10 Bq/kg frais avec une tendance à la baisse. Les analyses réalisées depuis cette date n’indiquent plus d’activité significative en France métropolitaine. Aucune activité significative n’a été mesurée dans les salades prélevées dans les Antilles durant cette période.
Des échantillons (salades, choux pommés, poireaux et épinards) ont présenté des traces de césium 137 à des niveaux compris entre 0,02 et 0,66 Bq/kg frais, à mettre en relation avec les retombées dues aux essais nucléaires atmosphériques et à l’accident de Tchernobyl.
Seuls deux échantillons présentaient également des traces de césium 134 (épinards prélevés le 4 avril 2011 à Tourdan (38) : 0,13 Bq/kg frais ; le 11 avril 2011 à Bollène (84) : 0,05 Bq/kg frais), permettant ainsi d’en attribuer l’origine aux rejets de l’accident de Fukushima. »
L’IRSN indique que « depuis début mai, les concentrations en radionucléides artificiels sont revenues à des niveaux proches des limites de détection et (qu’il) n’est désormais plus justifié de poursuivre ce plan de surveillance renforcée ».
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Photo: épinard… japonais.