Dans son point presse quotidien, l’ASN a indiqué que la situation restait précaire dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Pour l’ASN, il est avéré qu’il y a une « fusion partielle du combustible dans les réacteurs 1, 2 et 3 », la bonne nouvelle étant qu’ils sont désormais refroidis à l’eau douce. Les piscines sont « refroidies et actuellement stabilisées ». S’agissant de l’eau contaminée détectée dans les sous-sols des salles des turbines, l’ASN ne dispose pas « d’avancement sur ce sujet » mais confirme qu’il « y a des chemins qui permettent à l’eau qui a été en contact avec le combustible nucléaire » de s’échapper.
Extrait du communiqué du 29 mars concernant les conséquences radiologiques de l’accident.
« Conditions de travail sur le site et situation aux alentours de la centrale
Les débits d’équivalent de doses relevées sur le site de la centrale restent élevés mais montrent une grande variabilité. Les conditions de travail des travailleurs sur le site restent très difficiles. Depuis le 12 mars 2011, 19 travailleurs ont été exposés à des doses importantes. Parmi ces 19 personnes, deux ont subi une exposition à la peau d’environ 2 Sv (sievert) par contact avec de l’eau contaminée lors des opérations de pose des câbles électriques.
Au Japon, les rejets provenant de la centrale de Fukushima Daiichi ont entraîné des dépôts significatifs de radioactivité jusqu’à une distance de 40 km au Nord-Ouest du site accidenté.
Des analyses ont été réalisées par Tepco sur 5 échantillons de sols prélevés sur le site. Deux échantillons présentent des traces de plutonium pouvant être liées à l’accident. Toutefois les niveaux mesurés en plutonium restent du même ordre de grandeur que les concentrations observées avant l’accident. Le porte-parole du gouvernement japonais a indiqué que le plutonium vient probablement des barres de combustible. «
29.03.2011 – 10h30 – Point d’information média… par ASN_Publications