Ce jeudi au Japon (cette nuit en France), la situation semble stable dans la la centrale de Fukushima-Daiichi. Cependant, trois ouvriers ont été hospitalisés (certaines sources parlent de deux ouvriers).
> Selon Tepco, au total 17 personnes ont été irradiées c’est-à-dire exposées « à des doses supérieures à 100 millisieverts par an, la dose maximale normalement autorisés. Un peu plus tôt, l’Agence de sûreté nucléaire avait révélé que trois hommes avaient été en contact avec de l’eau avec un fort taux de radioactivité et qu’ils recevaient un traitement spécial dans un centre médical. Les trois hommes ont reçu des doses comprises entre 170 et 180 millisieverts. »

A Tokyo, le taux d’iode radioactif 131 mesuré dans l’eau est repassé en dessous du seuil de 100 becquerels par kilogramme. Les recommandations visant les bébés n’ont pas été levées et ont été étendues à deux autres préfectures.
Plusieurs pays ont emboîté le pas aux Etats-Unis pour restreindre l’importation de produits alimentaires japonais.

On trouvera un point précis de situation sur le site Effet de terre.

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Centrale de Fukushima-Daiichi
Le personnel de Tepco a repris les opérations d’arrosage du réacteur 3 après avoir été évacué hier, mercredi 23 mars.

Dans la salle de contrôle du réacteur n° 1, l’électricité a été partiellement rétablie, ce jeudi. Trois employés de Tepco ont été exposés à de trop fortes radiations (« Reuters – FLASH: Japan nuclear agency: 3 workers hurt by radiation at Fukushima plant »). L’agence de sûreté nucléaire japonaise a annoncé qu’ils avaient été hospitalisés: « TEPCO asks some workers at #Fukushima-1 nuke plant No. 3 unit to evacuate. – Kyodo »

Le réacteur n° 3 est également en partie sous tension. Selon l’Agence de sûreté nucléaire japonaise, Tepco tente de remettre en service une pompe alimentant ce réacteur qui est celui qui suscite le plus de craintes, à la fois parce qu’il est le plus endommagé et parce qu’il contient du MOX. « Les ouvriers espèrent abandonner le recours à l’eau de mer et utiliser une pompe pour alimenter la piscine de rétention en eau courante », a déclaré un responsable, cité par l’AFP.

La température du réacteur n° 4 est désormais à un niveau sécurisé.

Plusieurs journaux publient aujourd’hui des photos des « héros contaminés », c’est-à-dire les techniciens travaillant sur le site, photos diffusées par l’Agence de sûreté nucléaire du Japon.

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Contamination de l’eau et des aliments

La Japan meteorological agency (JMA) a précisé que la substance jaune observée à Tokyo après la pluie n’était pas radioactive. Il s’agit de pollen.

L’eau est repassée sous le seuil fixé pour la consommation des bébés, à Tokyo. Selon Naoki Inose, sous-gouverneur de Tokyo, le taux d’iode radioactif 131 s’établit désormais à 79 becquerels par kilogramme (contre 210 la veille) à la station d’épuration de Kanamachi. Néanmoins, par précaution, la mesure de restriction n’est pas levée. Dans la préfecture de Chiba, l’eau est à présent déconseillée pour les bébés. Il en est de même pour la préfecture de Saitama.
> La demande d’eau en bouteilles aurait explosée sur ebay et Amazon (information non vérifiée).

Les forces militaires américaines ont déclaré n’avoir pas observé de radioactivité dans l’eau de leurs bases japonaises. « The food and water on U.S. military installations are safe and in accordance with U.S. FDA standards. »

Après les Etats-Unis, Singapour, l’Australie, Hong Kong puis la Russie ont limité les importations de produits alimentaires issus de quatre préfectures du Japon. Quant au Canada, il a renforcé les contrôles des produits laitiers, fruits et légumes provenant des préfectures de Fukushima, Gunma, Ibaraki et Tochigi.

En Russie, un niveau de radioactivité trois fois supérieur à la normale a été observé sur un bateau provenant du Japon.