L’accident survenu dans la centrale de Fukushima-Daiichi continue (cf. Nome, Arenh et… Fukushima, notre actu du 21 mars 2011) de s’inviter dans le débat politique et économique français.

Sur Canal +, Martine Aubry, première secrétaire, a rompu avec la position officielle du Parti socialiste: « Je crois qu’il faut sortir du nucléaire (…). Il faut aller vers une sortie, il faut y aller, ça va être 20 ou 30 ans (…). Pas de précipation, vaut mieux prendre les choses correctement. Pendant ce temps-là, il faut accroître la part des énergies renouvelables (…). Je vais même plus loin il y a en France véritablement une filière nucléaire avec des compétences. Et moi, je dis (qu’il) faut que cette filière transfère ses compétences vers l’enfouissement des déchets, le démantèlement des centrales et ça, ça se prépare et ça se travaille (…). Avec ce qui s’est passé à Fukushima, ça ne peut plus être comme avant et nous devons immédiatement rentrer dans cette transition énergétique ».

Il y a une semaine (jeudi 17 mars), le PS avait expliqué sa stratégie énergétique de manière légèrement différente: « Aujourd’hui, une sortie du nucléaire est hypothétique (80 % de notre électricité est d’origine nucléaire). Les conditions ne sont réunies ni sur le plan industriel ni sur le plan énergétique, dans le cadre d’une lutte résolue contre le réchauffement climatique (remplacer le nucléaire pas des énergies – gaz, charbon, pétrole productrices de C02 – contredirait nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre). Mais les conditions d’une alternative au nucléaire doivent être loyalement recherchées. »

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Aubry: vers une sortie du nucléaire d’ici 20 à… par PartiSocialiste