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« Contrairement aux informations publiées ce matin dans un article des Echos, EDF dément avoir fait une demande formelle de hausse des tarifs sur 5 ans aux pouvoirs publics. »
Ce bref communiqué, sobrement baptisé « Démenti EDF » fait suite à un article selon lequel « l’électricien public vient de proposer aux pouvoirs publics un dispositif qui amènerait à augmenter la facture des particuliers de 5,1 % à 6,5 % par an jusqu’en 2015, inflation comprise. Une nette rupture avec les hausses des dernières années, comprises entre 1 % et 3 % par an. Sur cinq ans, cela aboutirait à une augmentation de 28 % à 37 %. Les prix français resteraient malgré tout compétitifs en Europe, plaide-t-on chez EDF. »
Interrogé par l’AFP, Eric Besson, ministre de l’Industrie, avait démenti cette information dès hier soir: « EDF ne m’a pas transmis de demande d’augmentation des tarifs correspondant aux fourchettes citées (…) En toute hypothèse, un document qui émanerait d’EDF ne saurait engager le gouvernement ». Le Ministre a souligne que les futures « décisions tarifaires » seraient prises « avec le souci de protéger le pouvoir d’achat des Français qui doivent continuer à bénéficier d’une électricité 40% moins chère que dans la moyenne des autres pays européens, grâce au parc nucléaire ».
> Un « vrai-faux démenti » selon Les Echos: « Eric Besson, le ministre de l’industrie, a démenti avoir reçu une demande « formelle » d’EDF. Ce qui n’exclut en rien une demande « informelle » bien réelle… Le fond du dossier est qu’EDF estime indispensable de relever ses tarifs. Pour financer les investissements dans les centrales dont l’exploitation doit être prolongée. Pour renforcer la sécurité post-Fukushima ».
L’après-midi, à l’Assemblée nationale, répondant à une question de François Brottes, député (PS) de l’Isère, Eric Besson a annoncé une annonce une hausse « légère » hausse des tarifs. « Le gouvernement n’étudie aucune hausse importante des tarifs de l’électricité », a-t-il précisé.