Dans un communiqué, le Groupe des fédérations industrielles (GFI) a plaidé pour que le prix de cession de l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique) soit fixé à 30 euros le mégawattheure au maximum. Soit très largement en-dessous de ce que souhaite GDF Suez (35 euros) et très très très en-dessous des 42 euros proposés par EDF.

Le GFI indique avoir « étudié les répercussions de ce prix de cession sur les tarifs appliquées aux entreprises. «A 30 € le mégawatheure (Mwh), les tarifs qui nous sont aujourd’hui facturés seront sensiblement augmentés. Or, au cours des trois dernières années, leur augmentation dépasse déjà 20 %, soit trois fois plus que pour les ménages» analyse Bruno Estienne, porte-parole du GFI sur ce sujet et président de la Fédération de la plasturgie. » Pour les industriels, « au-delà de 30/32 € le Mwh, les tarifs d’électricité connaîtront une hausse supérieure à 15 % ». Cela se traduirait , estiment-ils, par une hausse de la facture d’électricité « de 4 milliards d’euros d’ici à 2015 ». 

Evoquant la disparition de « l’atout compétitif (de) l’électricité d’origine nucléaire », ils y voient une menace pour « 30.000 emplois industriels » et en appellent à une décision (fixation de l’Arenh) « qui soit cohérente avec la volonté des pouvoirs publics de mettre en oeuvre une nouvelle politique industrielle qui rende nos entreprises localisées en France, plus compétitives et plus conquérantes ».

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