RTE au fonds de démantèlement?
Selon Les Echos, le conseil d’administration d’EDF devrait entériner ce mardi 14 décembre le transfert de 50% du capital de RTE « au fonds dédié au démantèlement des centrales nucléaires (…), de quoi réduire de 6 milliards d’euros supplémentaires » son endettement. Un nouveau décret modifiant celui du 23 février 2007 devrait être prochainement publié pour intégrer dans les actifs dédiés à la « déconstruction des centrales et (au) stockage de déchets radioactifs » des « actifs moins liquides et volatils, comme RTE, qui n’est pas coté en bourse ». En outre, EDF cèdera à l’Etat deux sièges au conseil d’administration de sa filiale « pour démontrer qu’il (n’y) exerce qu’une influence limitée ».

> Cliquez ici pour consulter le décret du 23 février 2007 relatif à la sécurisation du financement des charges nucléaires et ici pour consulter l’arrêté du 21 mars 2007.

> EDF avait annoncé examiner « la possibilité d’affecter 50 % du RTE aux actifs dédiés », dans un communiqué le 21 juillet dernier.

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Areva: succession
Dans Le Figaro, c’est la succession d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva qui est évoquée. Son mandat arrive à échéance en juin prochain. Le quotidien cite Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d’EADS, Denis Ranque, PDG de Thales, et Alexandre de Juniac, directeur du cabinet de Christine Lagarde à Bercy. « Ce dernier a déposé un dossier à la commission de déontologie de la fonction publique » qui doit se réunir demain pour examiner cette candidature.

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Ingénierie: alliance Assystem Atkins
Enfin, dans un communiqué, le britannique Atkins et Assystem ont annoncé la création d’une « société commune 50/50 d’ingénierie nucléaire. Cette alliance leur permettra de répondre aux besoins des Etats et opérateurs d’électricité des pays souhaitant développer l’énergie nucléaire en les accompagnant dans la création de nouvelles infrastructures de production d’électricité, et sur l’ensemble du cycle du combustible ». Cette société, est-il précisé, « s’appuiera sur les 27.000 experts qualifiés qui forment les effectifs cumulés des partenaires, dont 3.000 ont des compétences dans le nucléaire, à même de fournir les services d’ingénierie nécessaires pour accompagner cette forte croissance du marché ».
La nouvelle société opèrera « depuis la France », ses fondateurs continuant « à intervenir comme deux entités séparées » sur leurs marchés respectifs. « Dès à présent, les équipes d’Assystem et d’Atkins travaillent ensemble sur le projet international de recherche sur la fusion nucléaire ITER, ayant été sélectionnées au sein du consortium Engage pour la maîtrise d’œuvre des bâtiments en avril 2010 ».