Dans un communiqué, le Gimelec s’est positionné « en faveur d’une concertation large sur le soutien financier de l’Etat aux énergies renouvelables ». Le Gimélec se prononce pour la « redéfinition d’un cadre durable pour le marché photovoltaïque français », regrettant les « soubresauts administratifs (qui) rendent soucieux les industriels de la filière ». A cet effet, le Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle ‐ commande et des services associés (Gimélec donc) souhaite que la concertation dépasse « le seul vecteur énergétique pour engager les conditions d’une refonte des aides directes et indirectes de l’Etat en matière de politique énergétique. L’objectif est d’atteindre un optimal en termes d’emplois, de création de valeur ajoutée locale et de maintien de l’excellence de la filière industrielle électrique française ».
> Cliquez ici pour consulter le communiqué du Gimélec.

De son côté, le SNDPEP, Syndicat national pour la défense de la production d’énergie photovoltaïque (SNDPEP), une structure qui fédère plus de 300 producteurs d’indique avoir « organisé une réunion de crise lundi 6 décembre au conseil général du Gers, à Auch. » A l’issue de cette réunion, une délégation a été reçue par le préfet du Gers qui « a promis de transmettre au Gouvernement » les demandes du syndicat *.

Enfin, le pôle de compétitivité Tenerrdis indique que son conseil d’administration « accueille favorablement la décision du gouvernement de réunir les industriels du secteur le 20 décembre prochain. Dans le cadre de cette concertation préalable à l’élaboration d’un plan en faveur des technologies innovantes, le pôle se tient à la disposition des pouvoirs publics et apportera des éléments concrets sur les résultats et avancées de la filière ». Le Tenerrdis publiera en janvier prochain une « analyse de la filière française du solaire photovoltaïque afin d’en montrer les atouts et les perspectives de développement à court terme ».

On notera également, sur le site de l’Usine nouvelle, la publication d’un article intitulé « photovoltaïque, à qui profite le moratoire », qui établit un « panorama de ceux qui tirent leur épingle du jeu ».

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* Les demandes du SNDPEP:
« – Concernant les dates, c’est la demande auprès des services de l’urbanisme qui doit faire foi pour l’instant T0 de la mise en application du décret. Les projets ainsi sauvés préserveront les porteurs de projets qui ont engagé des frais importants, y compris au niveau des banques. Cette mesure éviterait également que les services d’EDF, véritablement juges et parties dans cette affaire, n’analysent les demandes.
– Concernant les projets en file d’attente, il est nécessaire qu’un audit soit réalisé par un organisme INDEPENDANT pour que la vérité éclate sur ce sujet. Nous n’acceptons pas que Monsieur François Fillon puisse se féliciter d’avoir atteint des objectifs sur des hypothèses non vérifiables à ce jour.
– Suppression de l’Article 4 du décret refermant le piège administratif (délai de 18 mois) ou engagement d’ERDF sur un délai de raccordement et de mise en service avec pénalité financière en cas de retard équivalent au préjudice pour le porteur de projet.
– Lancement d’une enquête sur les abus de position dominante d’EDF dans cette filière. Le positionnement à tous les niveaux d’EDF, au-delà de fausser la clairvoyance du Gouvernement, empêche les acteurs locaux de confirmer un développement de filière très prometteur. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) actuellement en charge d’un dossier sur ce sujet, sera saisie par le Syndicat National pour la Défense de la production d’Energie photovoltaïque.
– Consultation des syndicats agricoles et du Ministre de l’Agriculture avant la parution du décret car la filière agricole est directement touchée par ce préjudice. «