Dans un communiqué, Poweo a fait part d’un chiffre d’affaires en hausse pour les neuf premiers mois de l’année mais en indiquant que sa « consommation de trésorerie élevée entraînée par le maintien de conditions réglementaires et de marché adverses pour ses activités de commercialisation » l’avait conduit à étudier « différentes options stratégiques afin de mettre un terme à cette situation intenable dans la durée ».

Au 30 septembre, Poweo affiche un chiffre d’affaires de 502,5 millions d’euros, cette hausse a été moindre au troisième trimestre (+3,9%), « la hausse de la branche production ayant compensé le recul des activités de commercialisation ». La société fait état d’une « réduction des volumes vendus aux opérateurs de réseaux et autres contreparties de marché », ce que compense « partiellement (…) la progression significative des ventes aux clients particuliers due à la croissance du parc enregistrée en 2009. Ces tendances contrastées ont conduit à un recul global des ventes d’électricité de 20,8% au 3ème trimestre 2010, et une diminution de 8,6 % à fin septembre 2010 ». Au 30 septembre, Poweo affiche 182.500 clients particuliers en électricité (contre 190.200 à fin juin), soit une baisse de près de 6%. Dans le gaz, Poweo compte 100.500 clients particuliers, soit une baisse de 7,9% par rapport à juin (109.100).

Poweo précise également avoir « signé un emprunt syndiqué à long terme de 165 millions d’euros, dans le cadre du financement de la centrale CCGN de Toul (413 MW) ». En septembre, Poweo anticipait une « perte opérationnelle comprise entre 20 et 30 millions d’euros avant charges non récurrentes ». Le groupe précise aujourd’hui qu’outre celles déjà constatées « au premier semestre 2010 un montant de 17,8 millions d’euros portant principalement sur la filiale Gaz de Normandie et les actifs de petite hydraulique », il pourrait être « amené à constater en fin d’exercice des dépréciations d’actifs et provisions pour risques en relation avec les plans d’action et mesures de restructuration de ses activités ».

D’un point de vue stratégique et dans l’attente de l’adoption du projet de loi NOME (sans oublier le prix de cession de l’Arenh…), « l’équipe de direction de Poweo étudie actuellement différentes options (…) visant à retrouver une capacité de génération de trésorerie d’exploitation positive. Les décisions finales portant sur les options stratégiques, ainsi que l’évaluation des besoins de financement associés et des ressources de trésorerie nécessaires, devraient être prises et communiquées aux alentours de la fin de l’année. Poweo estime que la liquidité courante du groupe restera assurée jusqu’à ce que ces décisions soient mises en œuvre, principalement grâce aux financements à court et moyen terme existants et non utilisés à ce jour qui représentent un encours total de 110 millions d’euros ».

A la bourse de Paris, l’action Poweo a chuté de 6,67%, à 7,55 euros en clôture, dans des volumes modestes (16.548 titres échangés), à ses niveaux historiques les plus bas.