Dans un communiqué, le Syndicat des énergies renouvelables a réagi à la publication du rapport Charpin (rapport de la mission confiée à l’Inspection générale des finances et au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies sur la régulation et le développement de la filière photovoltaïque en France).

Si le SER déclare ne pas partager « toutes les conclusions de cette étude » et affiche ses « vives inquiétudes quant aux objectifs en
termes de volumes exprimés d’ici à 2020 sur l’ensemble des segments », il estime cependant que ce rapport constitue une première étape pour discuter de l’avenir du photovoltique en France: « les acteurs des énergies renouvelables apprécient de voir, enfin, le potentiel industriel de la filière solaire reconnu pour la première fois par une de plus hautes instances de l’Etat et les véritables questions stratégiques posées aux pouvoirs publics afin de «positionner les entreprises françaises sur ce secteur à fort potentiel de croissance au niveau mondial» ».

Le SER exprime également ses doutes « sur l’évaluation du coût pour la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) mentionné dans le rapport, notamment compte tenu des taux d’échec des projets en file d’attente ».

Ausi attend-il de la concertation « qui doit être menée à l’automne entre l’Etat, les professionnels du secteur et l’ensemble des parties prenantes » qu’elle conduise à définir « des orientations et un pilotage précis qui permettront le développement industriel. L’objectif final est, en effet, de développer une filière photovoltaïque solide, durable et concurrentielle qui, comme toute filière énergétique à son démarrage, nécessite un soutien de la puissance publique dont le coût doit être établi dans la plus grande clarté tant vis-à-vis des entreprises que des consommateurs d’électricité ».

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On trouvera une synthèse des réactions sur le site de l’Usine nouvelle et l’on consultera aussi le point de vue critique de la société Photosol sur le sujet, disponible ci-après.