C’est l’été, jouons. Régulièrement, une actu sera rédigée « à la manière de ». Un pastiche donc. Pour ceux qui ont trouvé (aujourd’hui, c’est facile), on attend en commentaires, le nom de l’écrivain pastiché.

On commence avec Christian Dior, pardon, Marion Cotillard icône de Greenpeace.

« C’était à Oshwé, en République démocratique du Congo, immense pays grand comme quatre fois la France. Pour les besoins d’une cause, Marion Cotillard s’y rendait après avoir quitté Kinshasa. Elle portait un chapeau de paille griffé, une écharpe grise, et regardait de haut une étendue verdâtre, parsemée de nuages qui s’effilochaient. Un militant lui montra une carte, un ordinateur brillait.
« C’est que nous sommes à la veille d’un vote décisif sur une future loi européenne sur le bois », dit-il.
Elle l’interrogea, l’exploitation massive du bois menaçait cette forêt. Dans le vrombissement du moteur, ils devaient parler fort mais Greenpeace menait campagne et on pouvait agir, témoigner, sauver ce deuxième poumon de la planète. Elle était belle, il s’exalta.
En arrivant à Oshwé, elle se crut dans un village mais la ville comptait quarante mille habitants. Tout près, la forêt subissait des saignées, des arbres qu’on coupait, des routes qu’on traçait. Sur une photo, on lui montra une rangée de camions jaunes aux allures de horde venue d’un temps barbare.
Ce fut comme une révélation. Il y aurait, après, le braconnage des bonobos, des gorilles, des éléphants. Tandis qu’elle contemplait les carcasses, les cadavres éventrés, une fourrure sanguinolente, un haut-le-coeur la saisit. C’était vrai mais il y avait d’autres mammifères moins iconiques, des gazelles, des cochons et toutes les autres espèces de singe. Les yeux baissés, elle sut alors qu’il fallait sauver jusqu’aux cochons. Elle posa deux doigts sur sa nuque pour lutter contre l’ennui. »

C’était donc: « Forêts : Marion Cotillard s’engage pour défendre les forêts, en amont d’un vote d’une loi sur les importations de bois et de papier en Europe », avec sept films à visionner sur le site de Greenpeace. Et un communiqué à lire ici.