Le Sipperec a mis en ligne le discours d’introduction de Jacques Kossowski, député des Hauts de Seine et maire de Courbevoie, prononcé lors de son colloque organisé le 22 juin : Service public de l’électricité, quelles perspectives pour les autorités concédantes?
Qualité de la distribution d’électricité
Jacques Kossowski y rappelle la dégradation continue de la qualité de distribution sur le territoire du Sipperec: en 2009: le temps moyen de coupure est passé de 27,7 minutes à 31,3 minutes, soit une hausse de 13%, cela sans incident climatique majeurs… En moyenne, un usager basse tension subit une coupure chaque année, déplore-t-il. Certes, les investissements d’ERDF progressent depuis deux ans. Mais, en euros constants, ils se situent aujourd’hui « au niveau de ceux de 1998 ». Prenant ses distances avec les propos de Michèle Bellon (« permettez-moi de ne pas être tout à fait d’accord avec les propos de la Présidente d’ERDF, quand devant la Commission du Sénat elle s’interroge sur l’utilité de l’enfouissement des réseaux en basse tension »), il regrette que dans « un territoire fortement urbanisé avec plus de 3 millions d’habitants, (il y ait) encore 1.210 km de réseaux aériens soit encore 14% du réseau basse tension. (Et) rappelle qu’à Paris, de l’autre côté du périphérique, il n’y a plus de réseau aérien ».
Compteurs Linky
Le vice-président du Sipperec fait part de l’inquiétude de l’autorité concédante quant au coût de l’opération de déploiement des compteurs évolués, estimé entre 4 et 8 milliards d’euros. Il plaide pour une approche globale des réseax intelligents, avec un compteur réellement au service du consommateur et demander un « bilan établi avec tous les partenaires, de manière neutre et transparente »
Eclairage public
Enfin, il revient sur la reise en cause par ERDF de l’éligibilité au financement de la convention de partenariat des travaux d’éclairage public liés à la maîtrise de l’énergie. Il y a un an, souligne-t-il, Pierre-Yves Madignier avait souhaité « qu’une solution soit trouvée ». Depuis, rien n’a avancé, constate-t-il. Pis: ERDF a déposé le 2 avril 2010 un recours auprès du tribunal administratif « contre le premier titre de recettes appelant sur le fonds de partenariat des financements attribués à des travaux de maîtrise de l’énergie
de l’éclairage public ». Et Jacques Kossowski de s’interroger: « EDF et ERDF peuvent-il de leur propre chef décider unilatéralement de la modification de contrats qui ont pris effet au 1er janvier 1995 et qui doivent se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2019? Depuis quand, dans un Etat de droit, la loi de parties peut elle être remplacée par la loi d’un seul? »