Suite des débats de l’Enerpresse forum.
Dominique Maillard, président de RTE, a indiqué avoir besoin d’un milliard d’euros par an pour répondre au défi des énergies renouvelables.
Marc Boillot, conseiller de la présidente d’ERDF
« Nous étions à 200 MW raccordés fin 2009, nous sommes à plus de 3.000 MW de demandes de raccordement ».
« Il y a 3.000 MW en stock, mais le flux annuel est désormais de 2.000 MW par an. C’est l’équivalent de deux tranches nucléaires, c’est considérable. On va arriver à 100.000 demandes à la fin de l’année. La puissance de raccordement demandée a été multipliée par 10 en un an. C’est colossal. »
« Sur les délais, on n’a pas été très bons, il faut le reconnaître. On s’est engagé début 2009 à progresser. On est aujourd’hui à environ 4 mois pour une mise en service. Il y a une agence de raccordement dans chacune de nos régions, on a investis dans des logiciels spécifiques. On va arriver à cet objectif de 4 mois ».
Pour ERDF, on est entre 400 et 500 millions d’euros par GW de raccordement photovoltaïque ». Pour suivre le Grenelle, il faudra « entre 3 et 4 milliards pour accompagner le développement tout à fait impressionnant du photovoltaïque ».
Compteurs communicants: « avec ces outils, ERDF pourra avoir une vision complète, globale, de son réseau. Mais ce qui compte, c’est moins l’intérêt technique pour ERDF, que le bénéfice qu’en tireront les clients, leur capacité à intervenir pour mieux gérer leur facture, et aux fournisseurs de proposer des offres adaptées ».
« Beaucoup de critiques viennent aujourd’hui du fait qu’on fait des factures sur des index estimés ».
« Une fonction essentiel, c’est de permettre aux fournisseurs de faire des offres permettant aux clients de faire des économies d’énergie ».
Généralisation: « la décision n’est pas prise ».
Financement: « le client, les fournisseurs, ERDF… vont tous bénéficier du compteur mais aujourd’hui, on demande à ERDF de tout financer ».
Jean-Louis Bal, directeur production et énergies durables à l’Ademe
« Linky est une brique technologique mais ne permettra pas à soi seul que les consommateurs fassent des économies d’énergie ».
« La première étape ce serait que le consommateur puisse lire dans son salon sur un écran le détail de sa consommation ».
« Il faut qu’on ait des tarifs, pas seulement des compteurs… des tarifs intelligents ».
Antonio Aires Messias, executive board director d’EDP
« Aujourd’hui, nous n’avons pas de prédictibilité sur les sources de production et les besoins des consommateurs. C’est ce que doivent permettre d’améliorer les réseaux intelligents ».
« Le réseau doit être adapté pour devenir intelligent ».
« Il faut permettre au consommateur d’avoir accès à la meilleure offre disponible selon ses besoins ».
Le coût de la transformation d’un tel réseau: « il est difficile de l’évaluer (…). Selon une étude du régulateur, pour 6 millions de consommateurs, le coût serait de 1 milliard d’euros ».
« Le financement fera l’objet d’une discussion sous l’égide du régulateur. Il faudra tenir compte de la répartition des coûts et des bénéfices d’un tel réseau pour les consommateurs, le distributeur et les fournisseurs qui pourront faire des offres nouvelles ».