« La CREG considère que le coût de production de l’électricité des centrales nucléaires en Belgique est compris entre 17 €/MWh et 21 €/MWh. Ce coût regroupe les coûts liés au cycle du combustible, les coûts d’exploitation (personnel, administration, assurances, entretien, …), les amortissements, ainsi que les provisions relatives au démantèlement des installations et à la gestion des déchets ».

Le coût de production nucléaire affiché est donc celui des centrales majoritairement exploitées en Belgique par GDF Suez ; les parcs français et belges sont évidemment très différents. Des chiffres similaires avaient déjà été publiés.
En Belgique, Paul Magnette, ministre de l’Energie, a imposé une « taxe nucléaire » spécifique, récemment validée par la Cour constitutionnelle. Le Ministre a récemment démenti des informations  selon lesquelles GDF Suez s’acquitterait d’une « contribution supplémentaire à celle déjà prévue pour la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1″.

Le communiqué de l’autorité de régulation belge se fonde sur des données de l’année 2007, la CREG souligfnant que son analyse est comparable « aux résultats d’études nationales et internationales (qu’elle) a consultées afin de valider son estimation ».

L’organisme régulateur évalue ensuite « les bénéfices importants » générés par ces centrales nucléaires: « en se basant sur ce coût de production, sur la quantité d’électricité produite par les centrales nucléaires (45,9 TWh en 2007) et sur le prix de marché forward de l’électricité (60 €/MWh en moyenne pour 2007), la CREG estime que la marge bénéficiaire ainsi générée est comprise entre 1,75 et 1,95 milliards € ».

Et aussi
La CREG a également évalué le système de certificats verts qu’elle estime « particulièrement avantageux, mais pour certains acteurs du marché seulement ».

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A savoir
« La CREG est le régulateur fédéral des marchés de l’électricité et du gaz naturel en Belgique. Outre sa mission de conseil auprès des autorités publiques, la CREG est notamment chargée de surveiller la transparence et la concurrence sur les marchés de l’électricité et du gaz, de veiller à ce que la situation des marchés vise l’intérêt général et cadre avec la politique énergétique globale, ainsi que de veiller aux intérêts essentiels du consommateur ».