Au moment où le rapport parlementaire sur l’éolien suscite un vif débat entre partisans et opposants (85 actus google tout de même!), la filière contre-attaque en publiant une étude consacrée aux « atouts industriels » de l’énergie du vent. « La branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelables, SERFEE, et l’ADEME, ont initié une étude visant à identifier et sensibiliser les industriels français susceptibles de se positionner sur ce marché en pleine expansion dans le monde. Un projet auquel ont été associés le Ministère du Développement Durable et le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi ».

Les conclusions de l’étude, confiée à Capgemini Consulting, font état d’un important potentiel industriel sans négliger les emplois que cela génère. Ainsi, «  »150 entreprises ont fait part de leur intérêt pour la fabrication de l’un des onze grands composants d’une éolienne », précise l’étude. Des entreprises « issues de secteurs industriels très variés » dont l’ancrage territorial s’avère « particulièrement riche (avec les) compétences historiques des entreprises françaises dans la métallurgie, l’aéronautique, les chantiers navals ». Leur réactivité semble particulièrement forte: « l’ensemble du spectre des composants pourrait être couvert par les entreprises françaises dans un délai de 12 à 36 mois ».

Les perspectives chiffrées pour l’emploi sont favorables avec quelque « 20 à 30 milliards d’euros d’investissements privés cumulés sur 2010-2020 ». L’étude souligne que la « dynamique industrielle éolienne française », outre le développement du parc de production, pourrait « préserver des savoir-faire et des emplois dans un contexte de désindustrialisation sur le territoire national ». Elle rappelle que la filière compte « 10.000 emplois recensés (dans) plus de 140 entreprises ». Des chiffres qui pourraient rapidement s’accroître si… « L’atteinte des objectifs du Grenelle Environnement se traduira, si une dynamique industrielle collective se met en place avec le soutien des pouvoirs publics, par une multiplication par 6 du nombre d’emplois dans la filière, qui représentera alors un total de 60.000 emplois en 2020 ». L’étude plaide en conclusion pour un soutien à la filière s’appuyant « sur une «intelligence collective» reposant sur la collaboration, l’échange d’information et l’émulation entre acteurs. C’est à cette condition qu’une industrie éolienne française forte pourra se développer avant qu’il ne soit trop tard pour pénétrer ce marché ».