Dans un communiqué publié ce 26 mars, GDF Suez revient sur la mise en œuvre de la nouvelle formule tarifaire, au lendemain de l’annonce, par la CRE, d’une hausse de 9,7% au 1er avril.

GDF Suez précise que « les nouveaux barèmes résultent de la stricte application de l’arrêté du 21 décembre 2009 et du contrat de service public ». La formule de calcul « représente les coûts du gaz naturel importé (…) dans le cadre des contrats long terme », précise GDF Suez, qui estime qu’elle « limite les fluctuations des prix par rapport aux produits pétroliers. A titre d’illustration, depuis avril 2009, le prix du Brent a augmenté de 46% en dollars et de 41% en euros ».
Indiquant que, en dépit de cette hausse, les « Français continuent de bénéficier de tarifs parmi les plus bas en Europe », le groupe détaille les évolutions à venir:
« * Evolution de 1,60 €/MWh due à la hausse des coûts d’approvisionnement calculée par la formule publiée dans l’arrêté (coûts matière).
* Evolution de 2,43 €/MWh des coûts d’infrastructure et de commercialisation fixée dans l’arrêté (coûts hors matière) ».

GDF Suez souligne enfin que la hausse attendue pour avril prochain ne compense pas la baisse survenue il y a un an: « compte tenu de la baisse des tarifs intervenue en avril 2009, les tarifs d’avril 2010 resteront inférieurs à ceux de janvier 2009 pour les clients se chauffant au gaz naturel ».
GDF Suez compare le gaz aux autres énergies (« le gaz naturel reste l’énergie la plus compétitive pour le chauffage par rapport au fioul ou à l’électricité ») et rappelle que, « depuis plus de 10 ans, les tarifs réglementés du gaz naturel en France sont inférieurs à la moyenne des prix des principaux pays européens ».

> Cliquez ici pour consulter le communiqué de GDF Suez.

> Sur l’évolution des tarifs, on consultera un tableau du ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, récemment diffusé en réponse à une question parlementaire de Pierre Morel-A-L’Huissier (UMP, Lozère). Ce tableau représente l’évolution en base 100 au 1er janvier 1999 et en euros constants du tarif moyen en électricité et en gaz pour un particulier qui se chauffe au gaz ou à l’électricité, et pour un industriel, gros consommateur de gaz ou d’électricité.