L’appel à candidature mondial pour le prix écossais Saltire a officiellement été lancé. Une somme de 10 millions de livres sterling sera attribuée à l’équipe capable de mettre en œuvre, dans les eaux écossaises, une technologie houlomotrice ou marémotrice générant une quantité suffisante pour alimenter 10.000 foyers (environ 100 MWh), et ce pendant une période continue de deux ans.
Le but de ce challenge à l’échelle mondiale est d’accélérer le développement technologique des énergies marines renouvelables, de favoriser une collaboration européenne et internationale en faveur de l’écologie. Depuis la première annonce du prix en 2008, 140 demandes de dossiers ont déjà été enregistrées émanant de 27 pays. Le ministre de l’Energie écossais, Jim Mather, a confirmé que le Crown Estate (Domaine de la Couronne britannique), qui possède les fonds marins autour du Royaume-Uni, lancera un appel d’offre pour la location d’emplacements dans les eaux territoriales écossaises, spécialement destinés à l’expérimentation des technologies des concurrents du prix Saltire. Deux emplacements concernés, l’un pour l’énergie houlomotrice, l’autre pour l’énergie marémotrice. En terme d’agenda, le début des expérimentions commenceront au mois de juillet 2012 et s’étaleront pendant 5 ans. L’attribution du prix Saltire aura lieu en juillet 2017.

A savoir :
> L’Ecosse est le premier pourvoyeur d’énergie verte en Europe. Les eaux écossaises recèlent un quart des ressources européennes en matière d’énergie marine et éolienne offshore, et un dixième du potentiel d’énergie houlomotrice du continent.
Le 16 mars dernier, a été signé 10 contrats devant générer pas moins de 1,2 GW d’électricité d’origine marine au large de la pointe Nord de l’Ecosse, suite au premier appel d’offre mondial pour la location de fonds marins en vue de la production d’énergie houlomotrice et marémotrice.

> La loi écossaise sur le changement climatique de 2009 impose à l’Ecosse de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 42 % d’ici à 2020 et de 80 % d’ici à 2050.

Plus écolo qu’un écossais ?
En France, il y a aussi des perspectives du côté de la production d’électricité à partir de la houle. La première centrale houlomotrice pourrait voir le jour fin 2011 au large de Saint Pierre (île de la Réunion) via le projet Seawatt qui prévoit un investissement de 25 millions d’euros pour relever le défi. Pour l’heure, il manque 8 millions d’euros pour convertir l’énergie de la houle en électricité, sans générer de gaz à effet de serre.