Ce matin, quatre militants de Greenpeace, enchaînés à une voie ferrée à Cherbourg ont été évacués par la police. Ces militants entendaient bloquer le passage d’un train convoyant de l’uranium. D’autres activistes sont toujours attachés aux rails, quelque kilomètres plus loin, selon les déclarations de Yannick Rousselet, responsable du dossier nucléaire pour Greenpeace, interrogé par l’AFP: « Nous avons été délogés à Cherbourg, mais notre action se poursuit à une vingtaine de kilomètres de la ville, où nous empêchons physiquement le passage de ce train transportant des déchets nucléaires ».
Dans un communiqué diffusé ce matin, Greenpeace indique qu’un camion à son effigie, sur lequel est écrit «La Russie n’est pas une poubelle», est également arrêté « sur la voie ferrée dans Cherbourg même pour bloquer une nouvelle fois le convoi de déchets nucléaires en route pour le port. Le Kapitan Kuroptev, navire chargé d’apporter les déchets en Russie, n’aura pas sa cargaison à l’heure… »
L’association écologiste entend donner de « l’ampleur » à son combat contre ces exportations qu’elle qualifie « d’illégales ». EDF et Areva contestent cette analyse, indiquant qu’il s’agit d’uranium appauvri et naturel, qui doivent être réenrichis en Russie. Areva a fait savoir que le convoi, en provenance de Pierrelatte (Drôme), comprenait 480 tonnes d’uranium appauvri et 170 tonnes d’uranium naturel.
L’association souhaite que son action soit relayée par le grand public en l’invitant à écrire à Jean-Louis Boorlo pour obtenir un moratoire. « Le Ministre a ainsi déjà reçu plus de 5600 lettres », se félicite Greenpeace (le site affiche plus de 6300 téléchargements).
Cf. notre précédente actu sur ce sujet: bons déchets de Russie (13 octobre 2009).