P… 2 ans!
Ce matin, Le Figaro indique que chantier de l’EPR de Flamanville accumule des retards, qui pourraient conduire à repousser sa mise en service de deux ans.
« Selon certaines sources proches du dossier, le chantier est en retard. Très en retard même. Au moins deux ans, et peut-être même plus. Henri Proglio, qui réorganise actuellement la direction de la production chez EDF, sait que tôt ou tard il devra communiquer au sujet de Flamanville. En attendant, interrogée, l’entreprise ne modifie pas sa communication et s’en tient toujours au calendrier initial. »
Le quotidien avance plusieurs explications: il s’agit d’un prototype, « l’ingénierie de l’entreprise, même si elle reste très réputée à travers le monde, n’est plus aussi affûtée après quinze ans sans chantier majeur » et, surtout, « les demandes de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) réclament beaucoup plus de temps que prévu ».
Le Figaro estime que le silence d’EDF est une question d’image, l’électricien ne soughaitant pas que Flamanville soit synonyme des mêmes difficultés que celles rencontrées par « Areva en Finlande, dont le chantier de l’EPR Olkiluoto accuse déjà trois ans de retard et un surcoût de près de 3 milliards d’euros ».
Interrogée, une porte-parole d’EDF a confirmé le calendrier initialement prévu, (mise en service avant la fin 2012 et début de la vente d’électricité en 2013).
Le chantier est piloté par EDF, Bouygues (génie civil), Areva (îlot nucléaire) et Alstom (turbo-générateur).
> On complètera avec l’entretien accordé par Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, au Monde: Nucléaire : « La Corée était prête à tout à Abou Dhabi ».
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Le Point fait part ce mardi 19 janvier du « joli cadeau de Noël » accordé « dans le plus grand secret (par) les administrateurs de Veolia, (le) jeudi 17 décembre » 2009. Il s’agit du « montant des émoluments de Henri Proglio » en tant que président du conseil d’administration de Véolia. « Montant acté : 450.000 euros annuels. C’est Louis Schweitzer, Daniel Bouton et Serge Michel, les trois membres du comité des rémunérations de la société, qui ont proposé cette somme aux autres administrateurs », précise l’hebdomadaire, qui considère que cette décision « constitue un véritable camouflet pour Christine Lagarde » qui, le 5 novembre dernier, au Sénat, puis le 20 novembre sur RTL, avait affirmé « son refus que Proglio cumule deux rémunérations ».