Plusieurs associations ont fait part de leur souhait de voir les financements du « grand emprunt » consacrés à la rénovation de logements s’étendre au parc privé. Ces associations* se disent satisfaites des propositions de Michel Rocard et Alain Juppé** visant (entre autres propositions) à « accélérer la rénovation thermique des logements sociaux » (les auteurs du rapport préconisent de consacrer 2 milliards d’euros pour des travaux dans les « 140.000 logements les plus énergivores (catégories E,F,G) et contribuer ainsi à l’amélioration du pouvoir d’achat des locataires Hlm les plus modestes »), mais elles estiment que « cette proposition nécessite d’être complétée pour être à la hauteur des enjeux en terme de lutte contre la précarité énergétique. Cet effort devra notamment intégrer les 20.000 logements très sociaux associatifs accueillant les plus fragiles ». Surtout, estiment les signataires du communiqué, « cette proposition ne peut écarter les ménages logeant dans les pires épaves thermiques. Sur les 3,4 millions de ménages touchés par la précarité énergétique (coût de l’énergie supérieur à 10 % des revenus), 90 % vivent dans le parc privé (Insee 2006) ».
Elles estiment donc nécessaire que cet « investissement stratégique » puisse bénéficier aux « propriétaires de condition modeste, bailleurs ou occupants de ces logements ». Les signataires évaluent 300.000 les logements privés concernés les plus énergivores, visant leur rénovation en 10 ans: « sans attendre les propositions définitives du Plan Bâtiment Grenelle présidé par Philippe Pelletier, il est indispensable qu’un “investissement stratégique” pour le parc privé (…) soit accordé par le Gouvernement ».
———
* Amorce, Association nationale des Compagnons Bâtisseurs, Comité de liaison des énergies renouvelables – CLER, Gefosat, Fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement -FAPIL, Fédération habitat & développement, Fédération PACT, Secours catholique.
** Rapport «Investir pour l’avenir, priorités stratégiques d’investissement et emprunt national».