Ennio Morricone, GDF Suez, des clients et des salariés heureux, jusqu’à l’extase. C’est la nouvelle campagne de publicité du groupe qu’il est désormais possible de voir sur nos écrans. Baptisé Chronique d’une journée ordinaire, le film montre à la fois la satisfaction d’un couple de clients et celle des collaborateurs du groupe qui ont répondu à leur demande (enfin, c’est une image, hein, parce qu’un couple de clients qui fait actionner pour ses besoins un gazoduc, un champ d’éoliennes et une centrale nucléaire, ça doit pas être fréquent). « Ils sont contents? », interroge une employée. « Oui », répond de la tête un autre. Et, aussitôt, le nouvelle fait le tour du groupe: « ils sont contents ». Le film se conclut par une explosion de joie d’ouvriers près d’un gazoduc.
Dans le dossier de presse, il est indiqué que « le film repose sur une idée simple: la transmission d’une nouvelle au sein de la communauté GDF Suez. Ce film focalise essentiellement sur les gens, leurs actions et réactions. Il montre des personnages touchés personnellement par la nouvelle qu’ils transmettent ». Cette campagne est internationale. Elle est due à l’agence Saatchi & Saatchi; le film a été réalisé par Peter Thwaites.
Pour le pré-lancement, le groupe a eu un large recours au web. Annonce sur twitter par… Suez environnement, mise à disposition des photos issues du making of du tournage sur flickr (cf. notre illustration), consultation et téléchargement du film sur Youtube (cf. ci-dessous), fausse affiche de cinéma (à l’image des pubs de la BNP)…
Reste le choix de la musique qui devrait faire gloser dans les chaumières électriques et gazières. Elle est due à Ennio Morricone, qui n’a pas écrit que pour Sergio Leone mais c’est un autre sujet, elle est très jolie, c’est indéniable mais c’est une autre question, mais elle est issue du western cannelloni (ou bien lasagne, enfin un sous-western, quoi) de 1966, Le Bon, la brute et le truand (Il Buono, il brutto, il cattivo), et on la connaît sous le nom de « The Ecstasy of gold » (« L’Estasi dell’oro« ), l’extase de l’or, donc. Question symbolique, ça questionne au niveau du symbole.
Pourtant, Nino Rota et la Dolce Vita, ça semblait plus simple, non?
Allez, on regarde la pub. Et, juste après, en-dessous, vous pourrez comparer avec la scène originale, « l’extase de l’or », issue du film de Sergio Leone. Mamma mia, à quoi ils pensent ces publicitaires?