Dans un communiqué, Greenpeace a annoncé avoir intercepté « en mer Baltique le Happy Ranger, un navire qui achemine les générateurs de vapeur du réacteur EPR en direction du chantier d’Olkiluoto (Finlande) ».
Selon Greenpeace, ce sont des militants à bord de zodiacs qui ont abordé le navire au moment où « celui-ci passait entre la côte allemande et le sud des îles danoises. Six activistes sont grimpés à bord du navire et ont déployé des drapeaux «Stop EPR» et «Nuclear madness made in France» ».
L’association indique vouloir, par cette action, obtenir « l’arrêt immédiat des chantiers EPR d’Olkiluoto, en Finlande, et de Flamanville, en France (Manche) ainsi que l’annulation du projet EPR de Penly (Seine maritime) ».
Citée dans le communiqué, Lauri Myllyvirta, chargé de la campagne énergie à Greenpeace Nordic, estime que « la construction du réacteur EPR à Olkiluoto est un véritable désastre, qui coûte très cher à la Finlande. En faisant le choix du nucléaire, le gouvernement finlandais a échoué à réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en freinant le développement des renouvelables et des économies d’énergie ».
L’association écologiste rappelle en outre les retards pris par les chantiers des deux EPR actuellement enconstruction en Finlande et à Flamanville, ainsi que la démarche conjointe, le lundi 2 novembre dernier, des autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française, qui ont publié une déclaration mettant en doute la fiabilité de la version actuelle de l’EPR. Les autorités de sûreté ont invité invitent les différentes parties prenantes de ces chantiers à améliorer certains éléments clefs. Une demande que Greenpeace qualifie de « fait historique ».