Demain, c’est jeudi. 22 octobre. Et le gouvernement belge a accentué la pression sur GDF Suez à l’occasion d’un Conseil des ministres restreint. La contribution financière des producteurs d’électricité au budget de l’Etat était au menu. A priori, aucune décision concrète mais Herman Van Rompuy, Premier Ministre, défendra le dossier à la Chambre demain. Interrogée par RTL (voir la video ci-dessous), la vice-première ministre, Laurette Onkelinx, a martelé qu’elle voulait un accord signé du groupe énergétique: « Non seulement ils doivent payer ce qu’ils doivent à l’Etat belge, mais ils doivent aussi répondre à des engagements qu’il ont pris concernant l’emploi, la sécurité nucléaire et les énergies renouvelables (…). C’est aussi simple que cela. Ils payent ou par la loi, on les fait payer ».
Ces propos s’inscrivent dans un contexte tendu après qu’Etienne Davignon, administrateur de GDF Suez, a déclaré que son groupe ne conteste pas les 500 millions d’euros que l’Etat belge peut lui réclamer à condition qu’il le fasse officiellement: « Electrabel n’a pas encore reçu le signal qu’il doit payer ».

En parallèle, GDF Suez a multiplié les annonces ce mercredi.
Jean-François Cirelli, vice-président directeur général, a déclaré que le groupe n’était pas candidat à la reprise des 67% de l’Etat polonais dans Enea. En revanche, GDF Suez espère rejoindre le projet de gazoduc North Stream d’ici à la fin de l’année, a fait savoir Jean-Marie Dauger, directeur général adjoint. Il est aussi envisagé d’investir 500 millions de dollars (334 millions d’euros) au Pérou, dans deux centrales, via sa filiale Enersur.