Après la remise en cause, par une recommandation du Médiateur national de l’énergie, des « forfaits cuisine » (cf. notre actu du 25 juin), GDF Suez a indiqué à l’AFP que « l’analyse du médiateur » était « erronée ». Un porte-parole du groupe a affirmé qu’il n’y avait « pas aujourd’hui de surfacturation concernant les clients qui bénéficient d’un contrat ‘forfait cuisine’. Ce dossier a fait l’objet d’une analyse par nos services ». Un rendez-vous est programmé entre le Médiateur et des représentants de GDF Suez, le 3 juillet. Au sein du groupe gazier, on s’étonne que cette recommandation ait été publiée avant ce rendez-vous, destiné à fournir les explications attendues.
Actualisé à 13h00
GDF Suez « conteste l’analyse préliminaire des services du médiateur qui concluent à une surfacturation possible de certains clients », a indiqué le groupe dans une déclaration écrite, reprise par l’AFP.
Si le groupe admet que les contrats dits « forfait cuisine » mis en cause, « datant de plusieurs années, laissent encore apparaître un chiffre de 1.163 Kwh/an, comme l’indiquent les services du médiateur », il précise que la consommation facturée, soit 82,8 euros par an), « correspond bien à une moyenne de 660 Kwh/an ».
Avec une précision qui ne manque pas de sel (on ne sort pas de la cuisine) : « ces tarifs sont revus régulièrement et approuvés par la Commission de régulation de l’énergie (…). Tous nos livres sont ouverts à qui souhaite les vérifier ».