L’UFC-Que Choisir exprime de sérieuses réserves sur la « réversibilité », c’est-à-dire la possibilité de retrouver les tarifs réglementés d’électricité, au moins six mois après avoir souscrit une offre au prix de marché. L’association souligne d’abord que cette réversibilité ne s’applique pas aux consommateurs de gaz, sauf s’ils déménagent… Elle note également qu’ « aucune porte de sortie (…) n’est prévue pour les consommateurs raccordés au gaz entre le 1er juillet 2007 et le 23 janvier 2008, et contraints de souscrire une offre de marché. »
Cette disposition, un temps envisagée lors du débat parlementaire, a en effet été abandonnée.
Pour l’UFC Que Choisir, en électricité comme en gaz, « la prudence est de mise » et mieux vaut garder les tarifs réglementés. L’association estime d’ailleurs que « permettre des allers-retours risque d’affaiblir les tarifs réglementés et justifier, à terme, leur disparition. » Le débat est sans doute loin d’être clos car, comme le rappelait récemment Jean-Claude Lenoir, député de l’Orne, la date du 1er juillet 2010 n’est pas forcément définitive et « s’il le faut, il faudra prolonger la période pendant laquelle les tarifs réglementés seront accessibles aux petits consommateurs. »
D’ici là, l’UFC propose une « tarification mixte de l’électricité » qui pourrait intégrer 80% de nucléaire (production sur laquelle repose la tarification) et 20% de marché (énergies fossiles et renouvelables…). Cette solution « permettrait aux consommateurs de continuer à bénéficier des avantages de la rente nucléaire tout en permettant à la concurrence de s’exprimer. »

Lire l’article de l’UFC.

nb: l’UFC indique que seuls EDF, pour l’électricité, et Gaz de France, pour le gaz, peuvent prooposer des offres aux tarifs réglementés. Il ne faut pas oublier que les tarifs réglementés sont proposés aussi, sur 5% du territoire, par des entreprises locales de distribution. Gaz électricité de Grenoble (GEG), par exemple, propose une offre gaz + électricité aux tarifs réglementés.